~ Prologue ~




----- Alors, notre fiction, à Océ et Moi ( Lauralee ), retrace les derniers instants de plusieurs civilisations et espèces. Nous savons tous que la Terre allait depuis longtemps très mal. Cette constatation a été faite par plusieurs espèces qui avaient pour mission de surveiller la Planète à différentes pédiode :La Préhistoire avec les Dinosaures, Peu après cette période, des géants restètrent dans l'ombre mais présent sur la Terre pour surveiller l'évolution de l'homme ( la mujer muerta ) L 'Antiquitée avec certains Dieux et créatures mythologiques, Le Christianisme instaure le mythe réel des Anges et des Démons, Le Moyen-Age avec ces légendaires héros et animaux chimèriques, Les êtres pratiquant le vaudou, les gouroux, les sorciers, les druides naissent après le Moyen-Age. Vers le XX° siècle, les Vampires apparraissent ainsi que les Lycans ( loups-garou ). Puis après ces périodes, les créatures ne se diversifièrent plus, laissant seuls les hommes neutres à prendre soin de Gaïa, mais ceux-ci faillirent à leur mission...


  ~ Prologue ~

# Posté le lundi 20 octobre 2008 06:40

Chapitre I


Depuis quelques jours maintenant le ciel s'était assombrit, on ne voyait plus le soleil, l'espace dédié au ciel était occupé par des centaines de nuages noirs, quelques fois transpercé par des éclairs foudroyants.
A New-York, le ciel ne laissait plus passer la lumière depuis longtemps mais personne n'y faisait trop attention, les New-Yorkais étaient habitués ce temps pluvieux, nuageux, froid.. Certains météorologues et voyants disaient que le temps du jugement dernier était arrivé.. Vic, descendit de son taxi 3000, invention créée en 3025 par Ben Ropste, créateur Russe qui trouva l'idée de l'étalement: vu qu'il n'y avait plus de place au sol pour loger la surpopulation, il créa des routes, rues, commerces, habitations à 1500 pieds au dessus du sol. Une troisième plate forme était mise en place également. Pour descendre d'une plate forme à une autre, on avait installé des sortes d'ascenseurs, pour monter dans son immeuble. Quand elle passa sa tête en dehors de la voiture, sa chevelure blonde s'envola. Elle paya le chauffeur et trouva comme toujours que le prix était exorbitant. Elle avait calculé par mois ce qu'elle dépensait toutes courses comprises, elle avait d'ailleurs recalculé plusieurs fois, rêvant à de belles vacances en France pour ce prix là. La jeune fille était à présent sur le trottoir. Celui-ci était encombré de déchets comme des feuilles mortes arrachées aux arbres à cause du vent extrêmement violent, des déchets ménagers pour cause de poubelles renversées... Les rues New-Yorkaises étaient devenue carrément sales. Le maire de cette ville, Tom Jr Delonge, avait réfléchie à une résolution, il n'avait d'ailleurs pas le choix car les habitants de cette ville commençaient à se plaindre et donc il risquait sa place..
La jeune femme âgée de 40 ans avait le corps d'une femme de 20 ans à l'époque du X XI° siècle. En effet, une femme, Américaine, Nicole Watson, avait inventée une solution qui rallongeait la régénération des cellules des organes, cet effet repoussait celui du temps. Vic monta alors dans l'ascenseur. Elle était en compagnie d'un homme de classe riche et qui devait avoir 90 ans ( 45 ans ) et de son fils qui avait 32 ans ( 16 ans au X XI° s). Les deux hommes parlaient du prochain match de hockey qui allait avoir lieu dans le stade Bennigton sur la troisième plate forme. Ils portaient tout deux des vêtements à la mode: tunique blanche avec des bandes noires, ce qui correspondait au rythme de la société industrielle d'aujourd'hui, quelque chose d'oppressant. Vic, elle, portait une jupe qui arrivait au milieux des cuisses noires avec des boots noires qui montait là où la jupe s'arrêtait. En haut, elle portait un tee-shirt blanc. Comme le temps était triste, elle avait sortit son manteau de fourrure blanc comme le tigre du Bengale. L'ascenseur monta rapidement à la troisième plate forme. Elle descendit et commença à marcher vers son immeuble. C'était un quartier riche: les façades des maisons de ce coin de la plate forme était réservée aux riches industriels. Vic, elle, était la fille du riche industriel, Rome Briard.
Cet homme avait inventé des membres bioniques pour les hommes victime d'accident. Ce membre beaucoup plus fonctionnel, avec objets et gadgets intégrés plaisait beaucoup aux hommes. Elle arriva à son immeuble: Murs de fers, vitres blindées, portes en métal. Elle mit sa main sur la porte et celle-ci reconnut l'identité de l'habitante.

" Vic Briard " Dit la voix métallique.

La jeune fille poussa la porte et entra dans son building. L'entrée était toute noire, l'ascenseur en verre, les casiers, murs, sol également. De toute manière avec ce temps, rien ne vaut une bonne couleur sombre.
Vic monta dans l'ascenseur et atteins son appartement. C'était un 90 m² , vue sur l'ancienne baie de Manhattan.
Toutes les pièces étaient noires et blanches, les meubles très design.
La jeune fille appela son roxy ( race étrange remontant au XXIe° s, qui mélange le chat et le chien ).

- " Patch ?" Demanda t' elle.
Là, une petite bête montra le bout de son nez et sauta vers la jeune fille. Celle-ci se baissa et le prit dans ses bras. Elle le couvrit de caresses et de baisers. Elle alla vers une table qui était le seul mobilier de ce coin de l'appartement, elle toucha le mur et une porte s'ouvrit laissant voir un placard, elle prit une boîte de conserve qu'elle ouvrit, puis elle toucha une autre partie du mur ou se trouvaient les assiettes, elle versa le contenu de la boîte dedans et la déposa sur le sol blanc. Patch tourna autour de sa tambouille et s'allongea devant pour la déguster. La jeune fille referma les meubles ouverts et alla s'assoir sur le seul autre meuble qui était disposé dans une autre pièce autrefois lumineuse : un sofa blanc, informe mais très confortable et design. Quand elle s'assit, un écran géant sortit du mur d'en face et une voix lança doucement:

- Que désirez-vous? Actions? Infos? Amour?
- Actions s'il te plait! Répondit Vic.

Là, l'écran s'illumina et le film commença. Une table sortie du sol avec un bac de boissons froides et un bac de boissons chaudes. Vic choisit un soda, boisson qui remontait à la nuit des temps et dont elle était folle. Elle regarda donc le film.
Patch lui, après avoir finit son plat, avança vers la vitre. Son assiette fut enveloppée dans le sol où elle serait lavée puis rangée. Les gouttes d'eau glissaient sur la vitre blindée et le vent faisait envoler les feuilles. Le roxy voulut en attraper avec sa patte mais il ne pu à cause de la vitre.



by: Lauralee B
Chapitre I

# Posté le lundi 20 octobre 2008 10:01

Modifié le mardi 21 octobre 2008 10:30

Chapitre II

Quittant son lieu de travail en tant que serveuse dans un restaurant qui avait sa petite réputation dans la ville, KyokoTenshi circulait sur la deuxième passerelle, en direction de l'ascenseur. Son travail étant terminée, il ne lui restait plus qu'à rentrer chez elle, manger et aller ensuite garder les petits de la voisine.
Dans la poche de sa petite veste blanche, de forme simple et classique, vibra son portable, qu'elle dépêcha de sortir.

"Achètes de quoi manger, des conserves de préférence, pour au moins une bonne semaine. Rentre vite. Jtm" dicta la voix féminie programmée de l'appareil, une fois avoir validé la fonction lecture.

Kyoko Tenshi leva les yeux vers le ciel et soupira en voyant les nuages gris menaçants et l'énorme trou noir, être maître du ciel.
Un jour, elle était tombée sur des vieilles photos datant du XXIème siècle. Elle y avait vu une ciel bleu. Chose qu'elle n'avait jamais eu l'occasion d'observer depuis sa présence sur Terre.

La jeune femme s'engouffra dans un ascenseur de verre et descendit au rez-de-chaussé (soit sur le sol) pour prendre des Locov-Tiv. Moins cher que le taxi, moins sûr que ce dernier, les Locov-Tiv étaient des petits habitacles tractés sur le sol. Un mélange de métro et de taxi, le tout, moitié moins cher.
Le prix attractif était du à l'abscence de chauffeur et à l'incofort du véhicule. De plus, le rez-de-chaussé était réputé pour être un territoire dangereux. C'était là où vivait les plus pauvres, les bidonvilles et etc. Le sol y était d'ailleurs si mal entretenu que personne n'osait y descendre. Sauf ceux qui ne pouvait se permettre un taxi confortable.

-Veuillez sélectionner votre destination. Annonça une voix métallique sortit tout droit d'une boîte noire, une fois que Kyoko fut installée et qu'elle eut passé sa carte de transport dans la fente prévue à cet effet.

Elle sélectionna le centre commerciale situé à l'autre côté de la ville.
Elle vivait sur le première étage des passerelles, dans une petite maison modeste.
Pour payer le loyer élevé, elle faisait avec son fiancé de la collocation. Deux amis un peu plus âgés qu'elle.
A eux quatre, ils formaient une petite famille, un foyer.

Son fiancé, âgé de 26 ans, fut une des victimes de l'explosion de l'atelier de construction de membre bionique, inventé par un certain Briard. Depuis cet accident, Keiji se trouvait handicapé. Un bras et une jambe en moins. Pour pouvoir offrir des membres bioniques à son petit-ami, Kyoko avait stoppé ses études et avec l'aide d'un de ses anciens professeurs, elle avait trouvé un poste dans un restaurant.
L'argent de ses parents, des parents de Keiji et des assurances, n'avait malheureusement pas permis au jeune homme d'avoir des bons membres bioniques. Une chose bien ironique, sachant qu'il bossait autrefois dans l'atelier de construction de ces trésors de la médecine. Il n'avait donc eu le droit qu'à une jambe et un bras en métal froid, qui ressemblaient plus à des membres robotiques qu'humains.
Le rêve de Kyoko était de voir son petit-ami avec de vrais membres et qu'il puise enfin se voir dans une glace sans dire et penser qu'il était un humain hybride repoussant.

-Vous êtes arrivé à destination.

De nouveau son portable sonna et elle s'empressa de répondre, reconnaissant l'air que le portabble jouait quand Keiji l'appelait.

-Allô ?
-Kyoko, c'est moi... Tu as eu mon message ?
-Oui, je prends l'ascenseur et j'achète tout ce dont on aura besoin. Tu crois qu'il va y avoir une tempête ? Demanda le jeune femme, en s'engouffrant dans la cage de verre.
-Ce trou noir ne présage rien de bon. Dépêche toi de rentrer, j'ai prévenu la voisine, tu ne garderas pas les petits ce soir.
-Quoi ?! Mais...
-Y a pas de mais, Yuki barricadera les fenêtres quand il rentrara, vu que c'est le dernier... Le coupa Keiji, légèrement inquiet.
-Très bien... Je serai là dans 30 minutes. Il revient à quel heure Kuran ?
-Il ne va pas tarder, il s'occupe d'acheter des bouteilles d'eau.
-D'accord, à tout à l'heure.
-Oui, fais attention à toi.

La jeune japonaise de 21 ans aux longs cheveux noirs, raccrocha et s'empressa de prendre le contrôle d'un caddie. Le cube blanc se plaça devant elle et grâce à un petit capteur que venait de se mettre Kyoko, le caddie suivit ses mouvements et prenait la direction souhaité.
Le temps où l'on poussait les caddies était résolut. Désormais, un système de reconnaissance, permettait à ces boites blanches qui flottaient à quelques centimètres du sol, de suivre ses propriétaires le temps de leurs achats. Un invention bien pratique, et surtout, moins fatigante pour faire ses courses...

Chapitre II

# Posté le mardi 21 octobre 2008 07:54

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 15:46

Chapitre III


Paris, autrefois une des plus belle ville du monde, était assombrie de pluie. Tous les passagers de chaques passerelles portait un "don't rain", ce petit gadget à la mode qui permettait de se protéger de la pluie. Les gens étaient pressés, insouciants de leur prochain malheur.. Personne ne se doutait de ce qui allait arriver, surtout pas Audrey, cette jeune étudiante en Arts Appliqués dans la capitale. Elle avait vu tellement de fois cet ancien ciel bleu comme disaient les anciens. Sur d'inombrables tableaux on pouvait le voir. Elle espérait revenir à cette époque où tout aurait pu changer, malheureusement, les grands de ce monde n'ont fait que des choix égoïstes et ont promis à cette Terre, une fin sans pitié. La jeune femme monta dans un escalator pour monter à sa Fac, là elle retrouva tout ses amis qui étaient allongés sur "Distort-lawn" ils l'attendaient tous avec impatience, elle devait leur dire.

- Alors miss?Demanda un jeune homme brun.
- Alors tu as la réponse? Demanda Meg.

En effet, Audrey avait postulé pour une demande d'accès dans une grande école d'Art à New-York. Son stage durerait 6 mois ou elle étudirait parmis les plus doués et les plus grand. Cette oportunité lui avait été offerte, elle ne pouvait passer à côté. Elle avait donc, poussé par ses amis, envoyé une demande d'admission. Aujourd'hui, elle avait reçu sa réponse.Ses ami étaient impatients. Ils se mirent tous autour d'elle, la laissant au centre des préocupations.

- Alors??? Questionnèrent ils.
- Ils m'ont répondus. Dit elle.
- Et??
- Et c'est bon. Je suis admise, je parts ce week-end. Lacha t'elle.
- Wouais !!!!! Crièrent ses amis en lui sautant dessus.

Ils formèrent tous un petit tas. Un tas d'humains. Sous les yeux des autres étudiants qui ne comprenaient rien à se qui se passait.

- J'veux pas partir loin, je connais personne et puis vous allez me manquer!! Dit Audrey.
- Mais t'inquiètes pas, on viendra te voir, et tu reviendra bien ici de temps en temps..? Demandèrent ils.
- Faut que je fasse mes valises, alors j'peux pas rester longtemps.. Je pars demain soir..
- Faut que tu fasses ta valise et aussi une méga fêtepour ton admission! Dit Alex.
- Oui obligé!! Dit Flo.
- Et même qu'on va tout t'organiser, ok? Dit Meg.
- Alors ça marche. Vous me dîtes où et quand, quand même? Rigola t'elle.
- Pff t'es conne!
- Bon aller, j'y vais a plus tard! Lança t'elle.

Les amis s'embrassèrent et laissèrent leur jeune New-Yorkaise partir.. Voilà, ils grandissaient, partaient chacun leur tour.. Le temps de la vieillesse est dure, d'accord, mais le moment où on s'aperçoit qu'on grandit est encore pire..
Audrey monta dans une Locov-Tiv et partit en direction de son appartement. Elle vivait seule avec sa mère, son père était mort dans un accident de Locov-Tiv, il y a maintenant 10 ans. Sa mère ne pouvait pas payé ses études à New-York, c'est pour cela qu'elle avait décroché une bourse.
La locov-Tiv s'arrêta plus loin de la Fac, devant un immeuble, elle descendit et poussa la porte de son futur-ancien-immeuble...


Désolé j'ai pas écris beaucoup, mais y'a plein de monde et ça me stresse, lol, bonne lecture! Bisous!!



Chapitre III

# Posté le vendredi 24 octobre 2008 10:19

Chapitre IV


Dans la ville de Tokyo, l'obscurité régnait en maître, sans que ce ne soit forcément la nuit. Dehors, un vent d'une violence inouïe accompagné d'une pluie torrentielle, se faisaient entendre. Dans son sommeil léger, Kyoko se serra craintivement contre le torse de son fiancé, qui resserra son étreinte. Elle semblait si fragile et jeune en cet instant. Après tout, elle venait à peine de fêter ses 20 ans... Il en avait 6 de plus. A l'époque où il l'avait rencontré, elle en avait 17 et lui 23, ses collègues l'avaient prit pour un de ces adultes qui fantasme sur les jeunes lycéennes. Il leur avait rétorqué que ce n'était pas « sur les jeunes lycéennes, mais sur une jeune fille, alors maintenant ta gueule et bosses ! ». Enfin, la personne la plus difficile à convaincre, fut bien évidement le père de Kyoko. Pas par l'âge, un homme mûr était toujours mieux qu'un jeune fou. Seulement, il n'était à cette époque qu'un ouvrier, plus doué que les autres en mécanique mais rien d'autre. Il ne pouvait pas promettre un environnement aisé à sa fille, surtout qu'un an après venait son accident...
Le plus doucement que possible, il passa sa main artificielle sur le visage de Kyoko. Son père lui avait donné son accord à condition qu'il prenne soin d'elle. Le jour où il s'était réveillé, une jambe et un bras en moins, il cru ne plus pouvoir honorer cette condition.
Et aujourd'hui, face à cette tempête qui semblait ne pas vouloir se calmer ?

Comme il en avait reçu l'ordre, Yuki avait barricadé toutes les fenêtres. Et si lui et Kuran n'avaient pas remercié Keiji pour cette initiative, ils le pensaient au plus profond d'eux-mêmes. Même si avec ce dispositif, ils leurs étaient impossible d'avoir la notion du temps qui passe et qu'ils vivaient en permanence dans une, quasi obscurité. A tel point que le souvenir de la lumière se faisait presque lointain et regrettable. Est-ce la nuit ? Le jour ? Tout semblait si sombre et violent... La jeune japonaise se réveilla une nouvelle fois brutalement, se relevant subitement. Chaque sommeil se terminait de cette façon. Les rêves étaient partit, ne restait plus que les cauchemars ou les nuits sans rêves, interrompu à chaque bruit effroyable. Un grondement sourd se fit entendre, glaçant le sang de la jeune éveillée déjà bien secouée. Qu'est-ce que cela pouvait-il bien être ? Le tonnerre ? Une maison qui s'effondre ? Des voitures qui chutent des passerelles ? Ou pire, des corps qui, emportés par le vent, heurtent avec violence un building ? Le sommeil de Kyoko n'était qu'un répertoire de cauchemars cataclysmiques, et qui avait motivé Keiji à veiller sur elle à chaque instant.

La pluie avait inondé le rez-de-chaussée jusqu'aux chevilles de Kuran, plus grand que Keiji qui faisait un bon mètre 80. De ce fait, ils restaient au premier étage, l'endroit où se trouvaient les chambres, la salle de bain avec les toilettes. L'humidité était le pire ennemie de Keiji, car l'humidité endommageait ses nerfs électroniques, présent dans sa jambe et son bras de métal à défaut d'une matière plus confortable et plus esthétique. De plus, patauger au rez-de-chaussée en béquille, n'était pas dans les intentions du jeune homme. C'était donc Kuran et Yuki qui descendaient quand le besoin se faisait sentir. Malheureusement, cela n'était pas sans conséquence.
Les jours passèrent, tous plus éprouvants les uns que les autres. La tempête était toujours aussi violente et destructrice. Ils ne quittaient plus le premier étage, et se serraient les uns les autres, pour avoir un maximum de chaleur. Un matin, ou une nuit, ils n'en ont aucune idée, Yuki fut prit de spasmes, qui tordirent son corps avec brutalité. Quand Kuran passa sa main sur le front moite de Yuki, son c½ur loupa un battement.
Bouillant.
Kyoko décida donc de prendre soin de lui, du mieux qu'elle pouvait. Seulement, plus le temps continuait de s'écouler, plus la santé de Yuki se dégradait. Si bien que la volonté de l'ami d'enfance de Kuran, ne semblait plus suffire. Impuissante, Kyoko se mit même à prier pour que la tempête cesse et que Yuki puisse recevoir des soins avant que... Avant qu'il ne soit trop tard.

Au total, 12 jours s'écoulèrent, sans qu'ils puissent sortir de leur maison. Puis un matin, la tempête apocalyptique cessa et ils purent sortir. Kyoko fut la première à quitter la maison, toujours debout. Et ce qu'elle y vit à l'extérieur l'acheva. Elle se laissa tomber sur le sol et hurla. Un cri déchirant de souffrance. Les larmes vinrent ensuite inonder le sol. Tout était si injuste.
Le ciel avait prit une couleur rougeâtre, voilé de nuage noir. Tout semblait si mort...

-Kyoko...

La volonté de Yuki s'était éteinte le dixième jour. 2 jours plus tard et ils auraient peut-être pu le sauver. Cela faisait aussi 2 jours que son corps reposait sur le sol. Kuran était dans état encore plus pitoyable que Kyoko en ce moment même.

-P-Pourquoi ? Qu'avons-nous... Qu'avons-nous fait pour mériter cela ? Ce-Ce n'est pas juste...

Keiji la regarda, puis porta son regard sur la ville. Il y avait des voitures accidentées un peu partout, il en avait même une qui s'était incrustée dans un building... La maison où aurait dû travailler Kyoko il y a 12 jours, était entièrement détruite. Quand à ses habitants... Dans le même état que les cadavres sur les passerelles...
Kuran était encore à l'intérieur, s'occupant de mettre en valeur le corps de celui qui fut comme un frère pour lui. Ils ne pouvaient pas lui offrir un enterrement, et puis, vu la situation, ce n'était même pas la peine d'en réclamer un. Alors, ils allaient lui creuser une tombe au rez-de-chaussée de la ville. Même si Yuki méritait beaucoup plus.

-Kyoko, s'il te plaît, relèves toi.
-Tu... Tu crois que c'est de notre faute tout ce qui se passe ? Demanda Kyoko en relevant la tête.
-Hein ? Mais qu'est-ce que tu racontes ! Bien sûr que non, c'est une tempête, on y est pour rien. C'est naturel. Répondit Keiji, un peu surprit par la question.
-Oui, c'est comme pour ton accident et pour Yuki, on y peut rien. Le destin s'acharne, mais c'est NATUREL ! Kyoko hurla le dernier mot et frappa le sol avec son poing. Elle se fit plus mal qu'autre chose, mais cela faisait du bien d'évacuer tout ça.
Alors elle craqua et pleura de plus belle. Pour la fois où elle s'était retenue quand elle avait vu Keiji amputé, quand il souffrait le martyr avec ses membres mécaniques, quand elle avait annoncé qu'elle stoppait ses études pour travailler, quand Yuki ne s'était pas réveillé, mais aussi pour sa ville dévastée. Elle avait envie de partir. Quitter cette ville, aller à New-York et porter plainte contre l'industrie Briard, qui n'avait rien fait pour son fiancé. Oui, elle allait le faire. Kyoko avait bien abandonné ses études, elle pouvait bien abandonner sa ville et sa pauvre vie, pour dire ce qu'elle pensait à cette entreprise égoïste qui se fichait des pauvre gens ! Qu'avait-elle à perdre sinon Keiji ?
-Excuses moi Keiji... C'est-c'est l'émotion. S'excusa Kyoko en se relevant.

Dans un endroit lumineux et pur, des jeunes gens regardaient la surface d'une eau contenue dans une vaste coupelle en or. Si les humains semblaient faux avec leur traitement anti-vieillesse, ces deux là semblaient d'une beauté pur et inimitable.

-Cela va être l'heure Angy, nous devrions y aller. Annonça un jeune homme aux cheveux blonds.
-Oui...

Sur la surface de l'eau, la vue aérienne de la ville de Tokyo était dessinée. Un bien triste tableaux qui faisait penser à Angy aux enfers et non à un lieu vivant et chaleureux. Ils avaient décidément échoués à leur mission et les conséquences étaient inévitables, même pour eux, êtres célestes, qui avaient tant défendu les humains, durant la réunion avec les autres créatures. « Comme si les humains pouvaient être bon... » Avait déclaré Pein le chef des Démons. Le pire, c'est qu'il avait raison et eux, les anges, tord.

-Cette réunion risque d'être mouvementée, avec ce qui vient de se produire, Pein et les autres chefs des enfers vont être intenables. Dit le jeune homme, en récupérant son glaive d'or.
-Oui, je me demande combien de temps notre chef pourra les maintenir en place pour éviter la guerre... De plus, cela risque de finir en guerre entre toutes les créatures. S'inquiéta Angy, en réajustant son casque d'or.
-Il est là le problème, si cela se produit, ça accélérera le processus... Soupira l'ange, au glaive.
-Cela me fait peur Gabriel.
-Allez, la réunion va commencer, on a notre boulot de garde à assurer, pas le temps de s'inquiéter, notre chef est le meilleur, il évitera tout cela.

Gabriel déploya ses ailes blanches comme la neige et s'envola pour rejoindre la salle de réunion qui réunira tout les chefs des différentes espèces, suivit ensuite par Angy.


Chapitre IV

# Posté le lundi 27 octobre 2008 16:06